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Sortie dans les calanques - Décembre 2022

L'équipe 9 à Pic à organisé du 2 au 5 décembre 2022 une session grimpe dans la calanque de Callelongue, dans le quartier des Goudes à Marseille. Le mauvais temps a fait craindre jusqu'à la dernière minute une sortie plutôt orientée salle d'escalade, mais de belles éclaircies et un peu de témérité ont permis de profiter au maximum de la roche calcaire pour s’essayer à la grande voie !

Vue sur la calanque de Callelongue, au cœur de la seconde métropole de France


Vendredi

Premier jour et déjà une perte dans les effectifs : la grève des contrôleurs SNCF a eu raison du séjour de Victor P. … Ça sera pour la prochaine fois !

Départ à 7h30 gare de Lyon, arrivée à Saint Charles à 10h57, ou l'équipe retrouve Victor C. et Ilan, partis en éclaireurs la veille.

Le trajet nous amènent en une bonne heure au Goudes, directement à la calanque de Callelongue.

Callou (CallouÏ ?!?), le propriétaire du gîte, nous accueille et nous recommande quelques voies qu'il a pratiqué durant sa carrière de grimpeur (commencée avec une corde offerte par Gaston Rebuffat! - Info non recoupée par nos reporters). On recommande ses repas et pic-nics (super bon et de quoi nourrir un régiment !) !

Les 4 camarades de Cimes Sardine, club FSGT de la cité phocéenne créé en 2020, nous rejoignent : Samuel, Maxime, le leggin tigre de Sam et le leggin chat de Max (les leggins sont considérés comme des personnes à part entière à Marseille).

Une bonne demi-heure de marche, en coupant par un pierrier, nous mène au pied des voies spotées, sur la face sud-est du rocher Saint Michel d’Eau Douce.

Victor à l'assaut de la rectiligne


L'heure étant assez avancée et le coucher du soleil vers 17h, les 5 cordées n'ont que le temps d'une grande voie :

- Jérémie - Olivia : L'arête de la cordée (? à remplir)

- Dan - Marion : L’arête de la cordée (? à remplir)

- Victor C. et Ilan : la Rectiligne, 3 longueurs, 5c / 5c / 4c.

Les cordées Lauriana - Maxime et Élisa - Samuel vadrouillent sur les voies alentours.

Au sommet, la vue imprenable sur la calanque, éclairée par un dernier rayon de soleil rouge, offre un spectacle qui éclipsera presque celui des leggins de Sam et Max.



Nota : ne pas toujours toujours croire les topos. Le rappel depuis le haut du Rocher Saint Michel ne fait pas 38m mais plus de 50, ce qui nécessite deux rappel (au lieu d'un), quelques frontales et des hésitations sur un possible double sauvetage. Mais Marion, qui a loupé le relais intermédiaire, remonte finalement sans difficulté les 15 mètres sur corde pour résoudre la situation (information sur la longueur non recoupée par nos reporters).


Retour au gîte où on passe une première soirée tranquille : la météo de samedi n'est pas bonne, avec une petite fenêtre le matin, donc pas de folie!


Samedi


M. – Il ne pleut pas.

E. – Non, il pleut pas.

M. – En vérité, je te le dis, il ne pleut pas du tout.

E. – S’il pleuvait, ça se saurait.

J. – Vos g… !


Alors que l’aube ne faisait que poindre, c’est par ces incantations que la journée de samedi commença. Il faut croire qu’elles eurent de l’effet car peu de temps après, tout le monde était prêt pour une nouvelle journée de grimpe.

Cela alla au-delà de nos espérances car même nos guides de la Confrérie des Cîmes Sardine se dépêchèrent de nous rejoindre, ce qui nous permet de douter de leur jugement. Alors qu’ils disposent de 300 jours ensoleillés par an, quelle folie que de quitter la couette par un temps pareil !

Car il faut reconnaître qu’avec un ciel si bas qu’il fait l’humilité, avec un ciel si gris qu’il faut lui pardonner, nous aurions mieux fait de rester tous au chaud. Mais nous nous ébranlâmes malgré tout et traversâmes précipices et autres dangers effroyables vers les hautes murailles qui nous défiaient.


Secteur de la grotte - où est encordé Charlie?


Suivant de près Ilan et Victor, Marion et Dan se dirigèrent vers les murailles proches de la Grotte de l’Ermite : lieu terrible, habité par des bêtes cruelles, hanté par des esprits maléfiques.

Victor et Ilan y expérimentèrent des façons inédites de s'assurer, cependant que Marion et Dan s’exercèrent à l’art du rappel et de la retraite. Il arriva ainsi que Marion s’élance avec souplesse à l’assaut de la formidable paroi qui nous faisait face et qu’elle disparaisse dans les hauteurs enveloppées de brumes. Pendant de longs moments nous fûmes sans nouvelles d’elle et une grande inquiétude nous gagna. S’était-elle fait avaler par une bête monstrueuse, était-elle captive d’un esprit pernicieux ? Nous étions prêts à couper la corde et à déguerpir fissa quand pour notre plus grand soulagement elle apparut de derrière les nuées, glissant le long de la corde comme si de rien n’était. C’est juste qu’elle avait conçu une façon nouvelle de faire le rappel qui lui prit un certain temps à mettre en œuvre.


(Cependant, que firent les autres cordées ? Nous manquons pour l’instant de détails pittoresques sur ce qu’il faudrait peut être taire et dont on aimerait vous faire part car, pour sûr, il doit y en avoir des tas !).


Aux premières gouttes de pluie, Dan et Marion quittèrent le champ de bataille et, laissant Ilan et Victor à leurs recherches périlleuses, retournèrent au gîte avant que le déluge ne s’abatte sur eux.

Et ils purent assister au retour de leurs amis, deux par deux, de plus en plus trempés mais ravis de leurs exploits. Même Ilan et Victor, à notre plus grande surprise, revinrent sains et saufs.


L’après midi se passa dans la préparation de ce qui allait être la grande affaire de la journée : la tournée des tavernes de Marseille. Chacun se para de ses plus beaux atours et quand tous furent prêts nous nous lançâmes à la conquête de cette ville où plus d’une âme chaste y abandonna la félicité éternelle en échange de viles distractions de ce monde corrompu.

(Mille choses insolites se livrent aux voyageurs dans cette ville étonnante. Non la moindre fut la découverte d’une échoppe où un mage avait enfermé les flammes d’un bûcher dans des cadres en verre. Le plus étonnant était qu’elles continuaient à vaciller et à éclairer sans que la moindre chaleur ne s’en dégage. Nous avisâmes à informer X. de ce prodige car une récente conversation nous avait renseignée sur son grand intérêt pour ce genre de diablerie. [photo])

Après quelques autres détours nous arrivâmes à la taverne où nous nous étions donné rendez-vous avec nos amis de la Confrérie des Cîmes Sardine. Cette fois ci nos guides étaient bien plus nombreux que sur les rochers car ils se doutaient que dans ces lieux mal famés nous encourions davantage de dangers qu’au milieu des formidables abîmes.

Bientôt des flots sans fin de cervoise prirent le chemin de nos gosiers, tandis que des flots interminables de paroles en sortirent.

Nous vîmes arriver grand nombre de convives parmi lesquels les 173 amis marseillais d’Ilan et nous nous fîmes un point d'honneur de trinquer avec chacun.

Cependant une chose extraordinaire arriva aux lieux d’aisance de cet établissement, lieux que nous visitâmes à de nombreuses reprises. Lors d’une de ces visites, Elisa, l’archéologue attachée à notre expédition, grâce à son érudition et à sa perspicacité, ne manqua pas de remarquer que sous les dessins récents et assez grossiers qui couvraient les murs de ces lieux, d’autres couches de fresques s'y trouvaient. En grattant avec soin, elle y découvrit une couche fort ancienne et de très belle facture. S’y trouvait une inscription où elle reconnut aussitôt la fameuse écriture jurassique. La déchiffrer ne fût qu’un jeu d’enfant pour elle. Voici ce qu’elle disait : “Oui aux prises dino”. Nous soumîmes ce texte énigmatique, venu du fond des âges, au bureau de la Confrérie de 9apic qui incontinent se réunit pour en découvrir le sens caché. Nous avons grand espoir que, avant la fin de la décennie, celui-ci nous fasse part de ses premières réflexions.

[photo]


Après tous ces événements extraordinaires et après avoir trinqué avec tous les convives, leurs amis et les amis de leurs amis, les esprits commencèrent à bien s'embrouiller et une grande faim se fit sentir. C’est là que nous décidâmes de quitter cet estaminet au grand soulagement de ses patrons avinés.


Après quelques virements de bord nous arrivâmes dans une gargote qui nous promettait un repas consistant. L’hôte de ces lieux avait un pourpoint qui, comme les hauts-de-chausse de nos guides, semblait fait de la peau de quelque bête descendue de la Lune.

Marion et Olivia dans le secteur La Passerelle, voie des 2 pintes


Il nous proposa pour nous restaurer une sorte de tourte farcie avec : une couche de graisse, une de viande hachée, une autre de graisse, une de légumes hachés et pour finir encore une autre couche de graisse. Les plus délicats d’entre nous remplacèrent la couche de viande par une autre couche de légumes. Et une barrique de vin fût nécessaire pour faire descendre tout ça dans la panse.


Une fois rassasiés nous quittâmes ces lieux et après avoir encore tiré quelques bords nous atterrîmes dans une autre taverne. Le sort voulut qu’on arrivât trop tard, bien après qu’une troupe de bardes ait fini son tour de chant. Par dépit, quelques-uns se mirent à noyer leur chagrin dans la cervoise et ceci jusqu’à ce que le limonadier décide de fermer son estaminet et de nous mettre dehors sous une pluie battante. Car le Ciel choisit ce moment là pour signaler son courroux en déversant grand déluge sur nos têtes. Nous comprîmes qu’il était temps de se quitter et, par petits groupes, d’un pas peu assuré et trempés jusqu’à l’os, nous nous dirigeâmes, qui vers les chaumières des amis qu’ils avaient dans le pays, qui vers vers celles des généreux guides marseillais qui nous offrirent l’hospitalité pour ce qui restait de la nuit.


Dimanche 4 décembre

Dimanche matin, la météo s’annonce mauvaise, avec pluie et mistral qui ne laissent pas beaucoup de place à la grimpe… Pour bien commencer la journée, Dan allume la lumière, passe un coup d'aspi, lance la machine à café, fait tourner le mixeur et vérifie que la toupie à béton marche bien et informe Jérémie que tout fonctionne. L’équipe étant dispersée dans Marseille (et pour certains avec un petit mal de crâne, sans doute une petite intolérance au gluten des bières ?), on se donne rendez-vous au Longchamp Palace, à Reformés, pour recharger les batteries.

On se décide finalement pour une balade dans Marseille, direction le fort Saint Jean en passant par le Panier et la passerelle du Mucem, façon touristes.

Résumé de la journée de dimanche


Les plus motivés rejoignent la team Sardine sur leur mur, près de la Joliette, les autres vaquent à leurs occupations.

On se retrouve au Goudes le soir venu pour le repas et une petite fête pour l’anniversaire de Marion (merci pour l’organisation !).


Lundi 5 décembre


Jour de départ. Certains sont partis à l'aube, et une petite équipe décide de profiter du beau temps pour une dernière sortie.

Dans l'escalier des géants, à la lumière des frontales


On teste une voie à 2 cordées et 5 grimpeurs dans le secteur de l'Alpinodrome, et malgré un grand soleil, le froid raidit un peu les doigts, excepté ceux d'Elisa qui ouvre la voie pour tout le monde. Le timing serré nous invite surtout à reprévoir un séjour dès que possible !

Le grand soleil, la mer, les îles du Frioul donnent un air de vacances à cette fin de weekend.



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